Voici un article paru dans le magasine télé "TV Grande Chaîne" à la date du 18 juillet
(je vous recopie l'interview pour plus de lisibilité)
(je vous recopie l'interview pour plus de lisibilité)
Nous avons rencontré les cinq comédiennes qui assurent les voix françaises des femmes au foyer.
Qu'avez-vous en commun avec votre personnage?
Claire Guyot (voix de Susan). Comme elle, je suis divorcée, j'ai des enfants, je suis à côté de mes pompes et je me laisse quelquefois dépasser par les événements.
Odile Schmitt (voix de Gabrielle). Rien, à part la taille : nous mesurons l'une et l'autre 1,60 mètre ! Par ailleurs, je m'efforce d'être aussi pétillante qu'elle à l'écran.
Blanche Ravalec (voix de Bree). Comme elle, je suis perfectionniste, mais pas névrosée. Marcia [Cross, ndlr] et moi sommes de vieilles amies : j'ai commencé à la doubler en 1995 dans Melrose Place.
Caroline Beaune (voix de Lynette). Nous pouvons être fragiles toutes les deux, mais nous savons aussi réagir quand il le faut. Et j'avoue être, par moments, presque paumée qu'elle avec mes enfants.
Marie-Martine Bisson (vous d'Edie). Moi, j'aime qu'on me voie, porter jupes moulantes et hauts talons... Depuis Côte Ouest, je prête ma voix à Nicollette Sheridan, une fille qui sait parler aux glandes des hommes!
Ce n'est pas trop frustrant de n'être "que" leurs voix?
B.R. Non, Grâce à elles, on a la chance d'interpréter une palette de rôles qu'on ne nous proposerait jamais ici, en France.
La rumeur veut que vos homologues américaines se tirent dans les pattes. Et vous?
B.R. On s'entend à merveille, entre nous, il y a beaucoup de connivence. Il faut dire qu'on se connaît depuis tellement longtemps...
C.G. Notre complicité est un bon moteur. A l'inverse de certains de nos camarades, nous ne sommes pas aigries de faire du doublage.
Leurs cachets sont très inégaux, ce qui attiserait les jalousies...
O.S.(du tac au tac) Nous, nous sommes toutes au tarif syndical : 5,30euros la ligne.
C.B. Il est aussi prévu qu'on touche un pourcentage sur les ventes des DVD ou des VHS. Une pratique qui n'existait pas auparavant.
Comment se déroule une journée sur le plateau?
C.B. Un film, on peut le voir avant de le doubler. Pour une série, on travaille sans filet. On reçoit le scénario, on lit et on teste la scène une fois, parfois même on l'adapte, si on ne la sent pas. Et on se lance...
Les héroïnes vivent en couple. Lequel de leurs hommes vous fait le plus craquer?
(Presque à l'unisson.) Mike le plombier, bien sûr!
O.S. Je regrette, je suis moins catégorique que vous. J'hésite...
C.B. Tom [Doug Savant, ndlr], mon mari, n'est pas mal non plus.
B.R. C'est vrai, il est sympa et cool.
M.-M.B. Stop, on a dit Mike!
Quand vous doublez, êtes-vous accros aux intrigues?
M.-M.B. Oui. Chacune travaille sa scène de son côté, on ne connaît pas les intrigues des autres. Parfois, je reste dans un coin pour découvrir ce qui va se passer pour mes copines.
C.G. C'est moins frustrant pour moi : étant leur directrice de plateau, je connais presque toutes les scènes!
Quelle est votre scène culte?
B.R. Celle où je suis à l'hôpital au chevet de Rex, mon mari, qui va mourir. J'ai eu un immense plaisir à jouer cette scène terrible.
O.S. Celle où je dis à Carlos qui veut un bébé que mon utérus n'est pas négociable. Quelle claque!
C.B. Moi, quan, en voiture, excédée par mes mômes, je les laisse sur le bas-côté? Qui n'a pas eu envie un jour de tout envoyer promener?
M.-M.B. Le jour où j'oblige Susan à m'accompagner pour disperser les cendres de Mme Hubert et où je finis par les lui envoyer à la figure.
C.G. J'aime aussi Susan dans ses moments de détresse, notamment quand Mike la laisse tomber.



